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samedi 18 août 2018

Le Gabon, le Convo et le Tchad quittent l’UNIFFAC

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Un courrier d’information à ce sujet a été adressé au président de la CAF

Nouvelle tension au sein de l’UNIFFAC (Union des Fédérations de football d’Afrique Centrale). Dans un message adressé au président de la CAF (Confédération africaine de football), Ahmad, le Gabon, le Congo et le Tchad annoncent leur retrait provisoire de l’organisation pour cause de violations des textes par son président. « Nous souhaitons appeler votre haute attention sur les dysfonctionnements qui perturbent depuis quelques temps le fonctionnement de l’Union » , peut-on lire. Sont reprochés à Patrice Edouard Ngaissona, président de l’UNIFFAC, la violation des textes notamment en ses articles 4 et 5 qui fixent le siège de l’institution à Libreville et un Gabonais pour secrétaire général.

Malheureusement, dès la prise de fonction du président en exercice, et sans jamais avoir été validé par l’Assemblée générale, « il nous a été donné de constater la délocalisation du siège et du compte bancaire de l’institution à Bangui (RCA) et la nomination d’un ressortissant centrafricain aux fonctions de secrétaire général en parfaite violation des dispositions statutaires sus-rapportées », lit-on.

Ce n’est pas la première fois que ces faits sont reprochés à Ngaissona, également membre du Comité exécutif de la CAF. « Notre sous région ne va jamais se développer à cause de notre orgueil. J’ai battu le président du Congo pour être à la tête de l’UNIFFAC, le président du Gabon pour être au comité exécutif de la CAF et celui du Tchad veut le poste du SG de l’UNIFFAC, je n’ai pas dis non mais ça doit se faire dans les règles de l’art puisque l’ancien SG avait démissionné et j’ai mis un intérimaire ».

Pour les présidents du Gabon et Tchad, la RCA ne pèse pas, « elle n’a jamais joué une CAN pourquoi c’est son président rafle tout? Ils ne sont pas contents. Le Cameroun est là, la RDC, la RCA, le Sao Tomé et la Guinée Equatoriale, nous pouvons faire avec mais c’est une crise qui va se régler », se défend le président à un journal local. L’UNIFFAC regroupe 8 pays que sont : la Centrafrique, le Cameroun, le Gabon, le Congo, le Tchad, la Guinée équatoriale, la RD Congo et Sao Tome et Principe.

USA : deux avions de renseignement pour la force aérienne tchadienne

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L’administration américaine a reconnu que le Tchad était un partenaire vital et qu’il avait progressé dans « ses pratiques de gestion et de partage des infos.

En septembre 2017, considérant qu’il ne partageait pas « de manière adéquate les informations concernant la sécurité du public et le terrorisme », le Tchad fut mis sur une liste noire américaine, laquelle imposait aux ressortissants tchadiens des restrictions de déplacement leur imposait une interdiction de voyager aux États-Unis. Finalement, ces restrictions ont été levées en avril 2018, étant donné que l’administration américaine a reconnu que « le Tchad était un partenaire essentiel et vital de la mission antiterroriste des États-Unis » et qu’il avait fait des « progrès significatifs » dans « ses pratiques de gestion de l’identité et de partage de l’information. »

Cela étant, malgré cette la Proclamation 9645 du président Trump, l’US Army a continué de coopérer avec son homologue tchadienne. Ainsi, par exemple, ces dernières ont bénéficié du programme « U.S. Humanitarian Mine Action (HMA) », dans le cadre duquel des démineurs américains ont formé, en février 2018, des soldats tchadiens. Plus récemment, les unités médicales américaines et tchadiennes ont mené conjointement l’exercice MEDRETE 18-2, à N’Djamena. Mais au-delà de ses actions de formation, Washington a aussi livré des équipements.

En effet, le 2 mai 2018, deux avions légers ISR (renseignement, reconnaissance, surveillance) de type Cessna 208B ont officiellement été remis à la force aérienne tchadienne, lors d’une cérémonie organisée à la base de Koseï, à N’Djamena. Ces deux appareils avaient été en réalité livrés en décembre 2017 mais il a fallu plusieurs semaines pour former leurs futurs équipages. Ces 2 Cessna 208B ont été équipés par North American Surveillance Systems et L-3 Communications, dans le cadre d’un contrat notifié en mai 2016. Le Cameroun, également aux prises avec le groupe jihadiste nigérian Boko Haram mais aussi confronté à des troubles en zone anglophone, s’est également vu remettre deux avions du même type par les États-Unis.

Outre le don de deux Cessna 208B, Washington a aussi fourni une assistance pour la remise en état d’abris et de zones d’entretiens pour les avions tchadiens, lesquels avaient été endommagés par un violente tempête en juillet 2017. Le montant de l’aide s’élève à 43 millions de dollars, a précisé Geeta Pasi, l’ambassadrice américaine en poste à N’Djamena.

Pour rappel, le Tchad est particulièrement engagé sur le front de la lutte anti-terrorisme. Outre sa présence au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA], au sein de laquelle il a perdu de nombreux soldats, il doit founir des troupes à la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) et prend part aux opérations de la Force multinationale mixte (FMM), mise sur pied pour contrer Boko Haram dans la région du Lac Tchad.

CotonTchad : l’entreprise publique passe sous contrôle japonais

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Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche des 50% du PIB.

Le Tchad a décidé de privatiser la principale société cotonnière du pays. CotonTchad va passer sous le contrôle du groupe Olam international, détenu par le japonais Mitsubishi et un fonds souverain singapourien. Cette privatisation, encouragée par le FMI, doit permettre de faire remonter la production nationale de coton à 300.000 tonnes d’ici 2023, tombée en 2017 à 25.000 tonnes. «L’État cède 60% de son capital au groupe Olam international et 5% aux producteurs de coton à titre gratuit», ont indiqué les autorités de N’Djamena.

Relever la production

Depuis sa restructuration en 2012, la CotonTchad Société Nouvelle (SN) n’a pas réussi à sortir la filière coton de la crise, malgré un montant de subventions de plus de 173 milliards de FCFA sur cinq ans (près de 264 millions d’euros). La production nationale pour 2017-2018 sera d’à peine 25.000 tonnes. Un plan de développement quinquennal prévoit la remontée de la production du coton graine à 300.000 tonnes d’ici 2023 et le financement à 100% des campagnes agricoles par Olam sans recours aux garanties ou aux subventions de l’Etat.

Moderniser les usines

Dans cet accord, «Olam s’engage à réhabiliter toutes les usines et installations d’égrenage et à la réhabilitation de l’huilerie de Moundou», la deuxième ville du pays et capitale économique du Tchad. Le coton tchadien est cultivé essentiellement au sud du pays où sont concentrées sept usines de la société. Société de courtage présente dans plus de 60 pays, Olam a été créée en 1989 au Nigeria pour exporter des noix de cajou vers l’Inde. L’entreprise est majoritairement détenue par le japonais Mitsubishi et par Temasek, le fonds souverain de la république de Singapour.

Réduire le déficit budgétaire

«La chute des cours du pétrole en 2014, conjuguée à la détérioration de la situation sécuritaire, ont conduit le pays à une profonde récession en 2016», indique la Banque Mondiale. Comme la plupart des pays de la sous-région Afrique centrale, le Tchad possède un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). Pour continuer à avoir accès aux crédits du FMI, N’Djamena a mis en place des mesures d’austérité, provoquant deux mois de grèves de la fonction publique. Le budget 2018 prévoit encore un déficit de 439 millions de dollars et la dette publique se rapproche dangereusement de 50% du PIB.

Tchad : les évêques réclament un référendum

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Le 30 avril prochain, l’Assemblée nationale votera l’adoption du projet de révision de la Constitution. 

Au terme de leur assemblée plénière, l’épiscopat tchadien s’est positionné sur le très controversé projet de révision de la Constitution en cours. Les évêques plaident pour la tenue d’un référendum qui déciderait ou non du passage à la IVème République. Le 30 avril prochain, l’Assemblée nationale tchadienne votera l’adoption du projet de révision de la Constitution, boycotté par l’opposition mais approuvé par le conseil des ministres, le 10 avril dernier. Parmi les points suscitant la controverse dans ce passage à une IVème République se trouvent la prorogation du mandat présidentiel de 5 à 6 ans et l’extension des pouvoirs du chef de l’État.

L’absence d’adhésion des citoyens

Dans un tel contexte politique, les évêques avaient exprimé «leur préoccupation pour la manière dont se déroule le processus de création de la IV° République du Tchad. Ce processus risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique, parce qu’il comporte en son sein le germe de la division entre les citoyens», avaient-ils écrit dans un communiqué la semaine dernière. L’argument de poids des évêques étant l’absence de débat à ce sujet au sein de la population, dont « une grande partie ignore totalement ce qu’il se passe en ce moment ».

La paix sociale compromise

Par ailleurs, l’épiscopat tchadien s’est déclaré opposé à la pratique de la Diya, la réparation des crimes de sang prévue par la charia, dans la mesure où «elle compromet la paix sociale et les efforts fait pour restaurer l’État de droit, ruinant l’économie des communautés». Ils appellent également de leurs vœux un renforcement du système judiciaire de l’Etat et l’abolition des accords inter-communautaires en vue de l’application de la Diya, celle-ci ayant provoqué des tensions entre les différentes communautés.

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, est «le seul habilité à décider de la tenue d’un référendum», avait répondu le gouvernement le 21 avril en réaction à cet appel de l’Église pour une adoption par référendum de la nouvelle Constitution.

Tchad : l’opposition boycotte l’examen du projet de nouvelle Constitution

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Le vote est prévu le 30 avril 2018 après un passage devant une commissions spéciale

L’Assemblée nationale tchadienne a adopté ce lundi 16 avril 2018, lors d’une séance boycottée par l’opposition, un projet de résolution créant une commission spéciale chargée d’examiner le projet de nouvelle Constitution. Cette commission aura deux semaines pour se pencher sur le projet de Loi fondamentale, avant son passage en séance plénière du Parlement. Tous les députés de l’opposition ont décidé de boycotter les activités de l’Assemblée nationale jusqu’au vote du projet de nouvelle Constitution, prévu le 30 avril prochain, selon des sources bien informées.

Avènement de la 4ème République

Un forum national inclusif, tenu fin mars dans la capitale de N’Djamena, avait pris des résolutions sur l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale. Le texte a été examiné et adopté en conseil extraordinaire des ministres mardi dernier. Il comporte de nombreuses innovations, notamment l’exercice du pouvoir exécutif par le Président de la République seul qui sera désormais élu pour une durée de six ans renouvelable une seule fois. L’adoption de cette nouvelle Constitution constituera l’avènement de la 4ème République au Tchad.