Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
mercredi 15 août 2018

Le 1er satellite angolais perdu dans l’espace

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Ce projet d’environ 280 millions de dollars est financé par un crédit des banques d’Etat russes.

Le gouvernement angolais a prononcé il y a quelques jours le décès prématuré de son premier satellite national, Angosat-1, perdu dans l’espace, mais il a aussi déjà annoncé la naissance d’ici à la fin 2020 d’un petit-frère, Angosat-2. Lancé en décembre 2017 depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, l’engin de fabrication russe a accumulé les déboires. Les spécialistes du constructeur Energia RSC en avaient perdu le contrôle sitôt sa mise sur orbite. Ils avaient réussi à rétablir le contact quelques jours plus tard, avant que l’engin ne s’égare, cette fois définitivement, dans le vide intersidéral. « Le satellite est resté en orbite, du 26 au 30 décembre 2017. Après nous avons eu un problème et nous avons perdu tout contact », a concédé, penaud, un représentant de Energia RSC, Igor Frolov, lors d’une conférence de presse à Luanda.

Le ministre angolais des Télécommunications Jose Carvalho da Rocha a immédiatement fait savoir qu’il serait remplacé par Angosat-2, en vertu de l’accord signé avec la Russie. « Il commencera à être construit demain, sans aucun coût pour l’Angola (…), il aura plus de capacité et sera plus sophistiqué que son prédécesseur », s’est-il enthousiasmé, « il sera livré aux autorités angolaises dans un an et demi ». Luanda et Moscou avaient convenu en 2009 de lancer Angosat-1, dont la mission, d’une durée espérée de quinze ans, visait à améliorer les communications par satellite, l’accès à l’internet et la diffusion de programmes de radio-télévision en Afrique.

La Russie devait en superviser le fonctionnement depuis un centre de contrôle construit près de la capitale angolaise. Ce projet d’environ 280 millions de dollars a été financé par un crédit des banques d’Etat russes. Nullement découragé par ce premier échec, M. Carvalho da Rocha a confirmé les ambitions spatiales de son pays. « Nous entrons dans une nouvelle ère dont nous ne sortirons plus, l’ère de l’espace », a-t-il annoncé, « nous devons commencer à penser dès maintenant à la construction d’un satellite météo ». Malgré sa manne pétrolière, l’Angola reste un des pays les plus pauvres d’Afrique subsaharienne.

Elon Musk envoie une voiture dans l’espace

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Le fantasque fondateur de Tesla, se rapproche de son rêve de conquête spatiale avec Mars pour destination.

A 46 ans, il est l’un des innovateurs les plus en pointe aux Etats-Unis, avec les succès du système de paiements en ligne Paypal, les voitures Tesla, l’entreprise de panneaux solaires SolarCity ainsi que SpaceX qui fabrique des fusées spatiales. L’une d’elles, la Falcon Heavy estampillée « la plus puissante au monde », a décollé avec succès mardi de Floride avec pour équipage un mannequin en combinaison spatiale au volant d’une voiture électrique rouge cerise Tesla. Sa destination est l’espace lointain, à une distance à peu près équivalente de celle de Mars par rapport au Soleil, où l’engin sera placé en orbite après que les trois lanceurs auront repris le chemin de la terre ferme… Une autre de ses innovations pour abaisser le coût des vols spatiaux, qui ont pour objectif de rallier Mars à l’horizon 2024. Il avait déjà annoncé vouloir envoyer fin 2018 deux touristes faire le tour de la Lune, sur les traces des célèbres missions Apollo de la Nasa entre 1960 et 1970.

Visionnaire

Dans l’univers de la nouvelle économie dominée par l’internet, les entrepreneurs visionnaires, ou qui pensent l’être, sont nombreux mais Elon Musk place la barre très haut. Son projet « Hyperloop » permettant de transporter, sur Terre, des passagers dans des capsules circulant dans un tube à basse pression à une vitesse pouvant atteindre 1.200 km/h, passait pour de la science-fiction lorsqu’il l’a présenté. Or il pourrait se concrétiser en Californie et entre la République tchèque et la Slovaquie. Un centre de recherche est dédié à cette technologie à Toulouse, en France. Il a aussi créé en 2017 la « Boring Company », spécialisée dans le forage de longs tunnels autoroutiers qui doivent régler le problème des embouteillages urbains.

Les analystes saluent un visionnaire qui prend des risques et qui sait s’entourer pour que ses idées deviennent réalité. Il aime aussi créer le « buzz » sur les réseaux sociaux, en vendant notamment 20.000 lance-flammes à gaz au nom de la Boring Compagny en quelques jours en janvier. Mais cet esprit futuriste redoute le développement de l’intelligence artificielle qui pourrait se retourner contre les hommes, les comparant à des chats domestiques s’ils étaient soumis au pouvoir des machines. Il a ainsi participé à la création d’un cabinet de recherche pour développer une intelligence artificielle « humaine ». Il a aussi créé la surprise en émettant l’hypothèse que notre monde ne serait qu’une vaste simulation informatique. « Les chances que nous vivions dans une vraie réalité sont d’une sur des milliards », a-t-il affirmé.

Conseiller de Trump

Né en Afrique du sud le 28 juin 1971, Elon Musk quitte son pays natal à 17 ans et fait ses études universitaires dans l’Ontario puis aux Etats-Unis. Il acquiert les nationalités américaine et canadienne. A moins de 25 ans, il crée Zip2, une entreprise de logiciels en ligne, avant de devenir millionnaire avant ses 30 ans en la revendant au fabricant d’ordinateurs Compaq en 1999. Plutôt que de se reposer sur ses dollars, le jeune entrepreneur fonde X.com, ensuite fusionnée avec PayPal, elle-même rachetée par eBay en 2002 pour 1,5 milliard de dollars.

Sa fortune est actuellement évaluée par Forbes à 20,3 milliards de dollars. Converti à la protection de l’environnement, il fonde Tesla en 2008 et rachète SolarCity en 2016. Il gère également une fondation consacrée à l’éducation, aux énergies renouvelables et à la santé infantile. Il a brièvement participé en 2017 à un forum chargé de conseiller Donald Trump, qu’il a quitté après la décision du président américain de se retirer des Accords de Paris sur le climat.

Côté vie privée, il a eu six enfants, tous des garçons, nés de son union avec sa première épouse, l’écrivaine canadienne Justine Wilson, dont il a divorcé en 2008. Ils avaient perdu leur premier enfant, victime du syndrome de la mort subite du nourrisson. Elon Musk a ensuite épousé deux fois, en 2010 puis en 2013, l’actrice Talulah Riley dont il est aujourd’hui divorcé, pour la deuxième fois.