Creativity

Innovation

Originality

Imagination

 

Salient

Salient is an excellent design with a fresh approach for the ever-changing Web. Integrated with Gantry 5, it is infinitely customizable, incredibly powerful, and remarkably simple.

Download
lundi 10 décembre 2018

Deuil : « Winnie » héroïne intouchable

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

L’Afrique du Sud a décrété un deuil national pour les funérailles de la très populaire « Winnie », décédée à l’âge de 81 ans.

« Héroïne » de la lutte de libération, « roc de notre nation », « battante hors du commun »… Au milieu de ce concert d’hommages, les rares voix qui osent rappeler les dérapages de l’icone de la lutte anti-apartheid Winnie Mandela sont vilipendées. Dans le township de Soweto, près de Johannesburg, où elle vivait, voisins, admirateurs et personnalités politiques se pressent sans discontinuer pour présenter leurs condoléances à la famille de la militante politique et féministe, ancienne épouse du premier président noir d’Afrique du Sud, Nelson Mandela.

L’actuel chef de l’Etat, Cyril Ramaphosa, a salué « l’une des femmes les plus importantes de notre bataille » contre le régime raciste blanc, tombé en 1994. Son prédécesseur, Jacob Zuma, a rendu hommage à « l’un des piliers » de la cause noire, qu’elle a défendue au prix de tortures, d’humiliations et de séjours en prison pendant les vingt-sept années d’incarcération de Nelson Mandela. Dans ce festival d’éloges posthumes, l’ancien président Thabo Mbeki a pris le risque de faire tâche. Il a certes loué le « courage » de Winnie Mandela, mais il a aussi rappelé son parcours complexe et controversé: ses appels à la violence et les méthodes musclées de sa garde rapprochée, le « Mandela United Football Club » (MUFC).

 ‘Une erreur’ 

En 1986, dans le township de Munsieville près de Johannesburg, la fougueuse Winnie avait lancé à la foule un véritable appel au meurtre en ces termes: « Ensemble, main dans la main, avec nos boîtes d’allumettes et nos colliers, nous libérerons ce pays ». Une référence au supplice du pneu enflammé. « C’était une erreur », a jugé M. Mbeki, un de ses camarades de lutte, qui a aussi dénoncé les dérapages du MUFC. « Pour une personne comme elle qui a joué un rôle crucial » dans la lutte contre l’apartheid, a-t-il insisté, « salir ce rôle en étant impliquée dans des choses pareilles, c’était incorrect ». « Toutes ses décisions étaient-elles justes ? », s’est aussi demandé l’avocat de Winnie, Dikgang Moseneke. « Non, pas toutes (…) Avait-elle des limites ? Tous les héros en ont ».

En 1991, Winnie Mandela avait été reconnue coupable de l’enlèvement d’un adolescent, Stompie Seipei, décédé ensuite. Sa condamnation à six ans de réclusion avait été commuée, en appel, en amende et deux ans de prison avec sursis. « On doit reconnaître que quelque chose a mal tourné, terriblement mal tourné », avait estimé en 1997 le prix Nobel de la paix Desmond Tutu, l’un de ses fervents admirateurs. « C’est vrai », avait-elle concédé la même année devant la Commission vérité et réconciliation, qui l’avait déclarée « coupable politiquement et moralement des énormes violations des droits de l’Homme » commises par le MUFC.

 ‘Médisances’ 

Le gouvernement, lui, n’a pas apprécié ces « médisances » à l’encontre de Winnie, et dénoncé une « déformation malveillante » de la vérité, notamment de la part de médias internationaux. « Les tentatives de présenter l’héritage » de Winnie Mandela sous un jour « clivant » rappellent la propagande du régime de l’apartheid, a jugé, furieuse, la ministre de la Communication, Nomvula Mokoynane. « Il faut se rappeler aussi bien les bonnes choses » que Winnie a « faites pour ce pays que les erreurs qu’elles a commises », a osé affirmer mercredi le journal sud-africain Sowetan, se démarquant là de la plupart des médias nationaux. « Mama n’était pas un ange (…) Après tout, Winnie était simplement humaine », a insisté le quotidien.

Le chef de la gauche radicale, Julius Malema, protégé de Winnie, a lui aussi dénoncé les critiques visant « la mère de la nation », accusant « les racistes de l’insulter ». « Même après sa mort ils ont peur d’elle, et c’est pour ça (…) qu’ils continuent à la présenter sous un jour que nous ne connaissons pas », a-t-il déploré, « mais les masses connaissent la vérité ». « Tout au long de sa vie », Winnie « a dû se battre », rappelle l’hebdomadaire Mail & Guardian. « Et maintenant, il semble que la bataille se poursuive au-delà de la mort », regrette-t-il, exprimant une opinion largement répandue en Afrique du Sud.

Héritage : Winnie Mandela voudrait récupérer la maison de Nelson Mandela

CONTENNNTSTSH DIH DSHDS

Elle affirme que la maison lui appartiendrait selon la loi coutumière, étant donné qu’elle avait été achetée en 1989 à son nom, quand elle était encore mariée.

La cour suprême d’appel sud-africaine a débouté Winnie Madikizela-Mandela, l’ex-femme de l’ancien président Nelson Mandela, qui demandait à récupérer la maison familiale du prix Nobel de la paix. Dans son testament qui ne fait pas mention de Winnie Madikizela-Mandela, Nelson Mandela, décédé en 2013, avait demandé à ce que sa maison de Qunu (est) soit « utilisée à vie par (sa) famille pour préserver l’unité du clan Mandela. C’est dans ce village de la province sud-africaine du Cap-Oriental que le héros de la lutte anti-apartheid a passé son enfance et une partie de ses vieux jours. Il y a été enterré. Winnie Madikizela-Mandela affirmait que la maison lui appartenait selon la loi coutumière étant donné qu’elle avait été achetée en 1989 à son nom, quand Nelson Mandela était en prison et que le couple était encore marié.

En 2016, Winnie Madikizela-Mandela avait déjà été déboutée par un tribunal de première instance du Cap-Oriental, mais elle avait fait appel auprès de la Cour suprême d’appel, qui a rendu son jugement vendredi, 19 janvier 2018. « Toute personne raisonnable (…) aurait revendiqué le droit à la propriété avant le décès de M. Mandela. Attendre qu’il décède est extrêmement préjudiciable pour (…) ses héritiers compte tenu du fait que sa version des événements n’est pas disponible », a estimé le juge Jeremiah Shongwe.

Nelson Mandela, leader de la lutte anti-apartheid, a passé vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste avant de devenir le premier président noir de son pays en 1994. A sa sortie de prison, il a été accueilli en héros par son épouse Winnie et des dizaines de milliers de ses partisans.bLes frasques de cette femme de caractère, son discours violent et des accusations de meurtre portées contre ses gardes du corps l’ont cependant rapidement éloigné de son époux. Le couple qui s’était marié en 1956 a divorcé en 1996.

Nelson Mandela a légué ses biens à sa dernière épouse Graça Machel, ses enfants et petits-enfants, ses proches et anciens collaborateurs, ainsi qu’à des écoles et à son parti, le Congrès national africain (ANC). Il n’a rien laissé à Winnie.